Le diabète

la rétinopathie diabétique

Qu’est-ce que
la rétinopathie diabétique ?

Le diabète est une maladie chronique fréquente et grave. En l’absence d’une prise en charge rigoureuse, le diabète peut entraîner des complications multiples, dont des atteintes oculaires potentiellement cécitantes comme la rétinopathie diabétique.

Lors de la rétinopathie diabétique, l’excès de sucre chronique dans le sang endommage les petits vaisseaux sanguins alimentant la rétine. Ces dommages évoluent progressivement en plusieurs stades qui permettent de classer cette atteinte oculaire :

Rétinopathie non proliférante

A ce stade, l’hyperglycémie chronique provoquent des lésions rétiniennes visible au FO mais non symptomatiques pour le patient. Il est important de pouvoir prendre en charge les patients dès ce stade à l’aide du dépistage systématique.

Rétinopathie proliférante

Pour lutter contre la souffrance chronique liée à l’hyperglycémie prolongée, la rétine fabrique de nouveaux vaisseaux. Malheureusement, ces néovaisseaux sont plus fragiles et peuvent donc saigner dans le vitré de l’œil. Ils peuvent aussi déchirer la rétine et entrainer des décollements de rétine tractionnels. Ce stade entraîne donc très souvent une dégradation importante de la vue parfois irréversible.

Maculopathie diabétique

Le diabète provoque parfois un œdème maculaire qui est responsable d’une baisse de vision chez les patients diabétiques. C’est une complication grave mais traitable.

Malheureusement, les symptômes de la rétinopathie diabétique ou de la maculopathie diabétique apparaissent généralement à un stade avancé de la maladie. Bien que des traitements existent, cette pathologie demeure la première cause de cécité et de handicap visuel en France. Afin d’éviter ces complications et il est crucial que les patients diabétiques passent un examen du fond d’œil chaque année.

Les traitements

Contrôle de la glycémie et de la tension artérielle.

Le traitement de la rétinopathie diabétique dépend principalement du bon contrôle du diabète sur le long terme. Un suivi régulier de la glycémie et de la tension artérielle permet de limiter les risques et la progression de la rétinopathie diabétique. L’hémoglobine glyquée, qui reflète l’équilibre du diabète sur les trois mois précédents, est un examen que votre ophtalmologiste appréciera de connaître.

Photocoagulation au laser Argon

La photocoagulation pan rétinienne consiste à détruire la rétine périphérique atteinte par le diabète afin de préserver la rétine centrale. Ce traitement au laser nécessite plusieurs séances, se réaliser au cabinet et est généralement peu douloureux.

Chirurgie vitréo-rétinienne

Lorsque la rétinopathie diabétique s’est compliquée d’hémorragie intra-vitréenne ou de décollement de rétine, une chirurgie devient nécessaire. Votre chirurgien réalisera alors une vitrectomie afin de retirer le sang présent dans l’œil, mais aussi de détruire les vaisseaux anormaux et, si nécessaire, de recoller la rétine.

Injections intravitréennes 

Dans la rétinopathie diabétique et surtout dans la maculopathie diabétique, des injections intra-vitréennes (IVT) de médicaments peuvent être réalisées afin de limiter la prolifération des vaisseaux anormaux et de lutter contre l’œdème maculaire. Ils sont injectés directement à l’intérieur de l’œil, au plus proche de la rétine, dans le liquide visqueux de l’œil que l’on appelle le vitré, afin de réduire les effets indésirables éventuels sur le reste de l’organisme. Ces injections intravitréennes permettent généralement d’améliorer la vision et de réaliser la photocoagulation pan rétinienne dans de meilleures conditions.

Le plus souvent, on utilise des anti-VEGF (facteur de croissance de l’endothélium vasculaire) comme le Ranibizumab (Lucentis) ou biosimilaire (Ranivisio), l’Aflibercept (Eylea), le Faricimab (Vabysmo), ou encore le Brolucizumab (Beovu).  Le rythme des injections est adapté par l’ophtalmologiste à chaque patient. Le plus souvent, il est mensuel jusqu’à assèchement puis espacé progressivement. On peut également utiliser des corticoïdes comme de la Dexamethasone (Ozurdex) ou de la Fluocinolone (Iluvien) qui ont l’avantage d’avoir une durée d’action plus longue (de 4 mois à plus d’un an) mais ont d’autres effets secondaires oculaires à envisager (hypertonie oculaire et cataracte cortisonique notamment).

L’injection en elle-même ne dure que quelques secondes. L’œil est d’abord anesthésié par l’instillation de collyre anesthésiant. Les paupières et la surface oculaire sont ensuite désinfectées avec un produit antiseptique pour diminuer le risque d’infection. Puis, un champ stérile est mis en place sur le visage, un écarteur à paupières stérile est positionné pour tenir l’œil ouvert et enfin l’injection intra-vitréenne est réalisé avec une aiguille très fine à travers la sclère (blanc de l’œil). 

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